![]() ![]() Ecouter l'émission du dimanche 29 novembre en compagnie de Catherine Bizern, déléguée et directrice artistique du festival et Alexander J Seiler, réalisateur Alexander J Seiler, réalisateur, photo (O.L) |
Flashback EntreVues 2009 On le sait, le vide gagne tout bon festivalier à l'issue d'une édition qui s'achève. Alors, ce dernier tente de rassembler dans son esprit le plus grand nombre d'images, avant que celles-ci ne prennent le loisir de s'évaporer dans la nuit. flash ! L'Escapade de Michel Soutter Le palmarès d'EntreVues 2009 : Grand Prix du long métrage de fiction : Police, adjectif (Politist, adjective) Grand Prix du court métrage de fiction : Chanson d'amour et de bonne santé Prix d'interprétation Janine Bazin : Grand prix du long métrage documentaire : October Country de Michael Palmieri et Donal Mosher (États-Unis) Grand prix du court métrage documentaire : Prix du Film français : Prix du long métrage de fiction décerné par le public : Prix du court métrage de fiction décerné par le public : Prix du documentaire décerné par le public : Prix One + One : Micro-ambiance par Philippe Schweyer lors de la soirée de clôture :
Samedi 05 décembre (la journée) : Programme des projections sélectionnées par l'équipe du flux : 12h15 : La Jetée de Chris Marker ; 20h00 : soirée de clôture et lecture du palmarès. Micro-ambiance par Philippe Schweyer avec :Disorder de Xianshi shi guoqu de weilai.
Micro-ambiance du festival par Philippe Schweyer : interview spontanée avec le réalisateur suisse Francis Reusser à la sortie de la projection du film Le Grand Soir. Mercredi 02 décembre : You Might As Well Live, film du Canadien Simon Ennis, présenté en Compétition Officielle, raconte les déboires de Robert Mutt à sa sortie d'hôpital psychiatrique. Accusé à tort d'être un pervert et rejeté de tous, il se débat contre les éléments et tente de se construire une vie. Bien sûr, le comique est au rendez-vous et en même temps, à situer la folie et la méchanceté des gens, on finit par se poser des questions sur la condition humaine. Simon Ennis et son acteur Josh Peace, par ailleurs co-auteur du film, arrivent à rendre les situations crédibles autour d'un personnage auquel on s'attache rapidement. Nul doute que ce film se positionne comme l'une des vraies réussites du moment. La vie au ranch, le long métrage de Sophie Letourneur, s'intéresse à un groupe de jeunes filles, parmi lesquelles Pam, 20 ans. Les soirées très arrosées, les garçons, les petits soucis quotidiens, le film nous restitue leur environnement immédiat avec une certaine vérité. Le parti pris initial de cette jeune réalisatrice est de créer un magma sonore – un flot de paroles presque ininterrompu – dans lequel le spectateur a du mal à faire les distinctions entre personnages principaux et secondaires, mais dont se détachent progressivement de vraies figures avec des personnalités très marquées. Celles-ci évoluent dans des situations qui finissent par se clarifier. Une manière singulière de marquer l'un des moments essentiels de la vie, le passage à l'âge adulte. L'émancipation ne se fait pas sans heurts. À l'issue de la projection, il reste ce sentiment rare, mais universel, qu'on associe à une forme d'étrange langueur et qui renvoie au vécu de chacun. Et puis, une petite merveille ! Quand on nous annonce avec Un Transport en commun de Dyana Gaye du “Jacques Demy à Dakar”, on ne s'attend à rien de véritable, et pourtant dès les premières images ce moyen métrage nous emporte. Des chorégraphies bien pensées, des chansons superbement écrites, les personnages enjoués, tout est réuni pour nous entraîner là où seul le cinéma sait le faire : une émotion perçue comme une tendre volupté. L'un des beaux sourires de cette édition 2009 du Festival International du film de Belfort. Une autre projection est prévue le vendredi 4 décembre, à 20h30, ne la manquez pas. Nous espérons pouvoir nous entretenir avec la réalisatrice, Dyana Gaye en plateau dès 19h30, avant la projection. Au cœur du festival :
Mardi 01 décembre : Rétrospective Adolpho G. Arrietta à EntreVues, avec la présence du réalisateur sur le plateau, en compagnie de Caroline Loeb, son actrice dans Flammes, le mardi 1er décembre. On évoque ensemble son travail, qui plutôt que de le confronter au réel comme bien des cinéastes de sa génération le conduit à une approche onirique. Avec des réalisations qui poussent à une forme de rêverie éveillée, il s’inspire autant du cinéma de Jean Cocteau que de celui Luis Buñuel des débuts, tout en payant son tribut au cinéma muet de Friedrich Wilhelm Murnau. Dans Flammes, au début du film, le père dit à sa fille qui vient de faire un cauchemar : « Tu as rêvé et un morceau de ton rêve s’est collé à la vitre. » J’interroge Adolpho : « Finalement, pour vous, le cinéma n’est-ce pas cela, un morceau de rêve qui se colle sur la pellicule ? » Il me répond que c’est effectivement « une belle image ». Durant l’entretien, il est hilare, tel un gamin qui fait de mauvaises blagues en douce. Il laisse souvent Caroline répondre à sa place. Il n’en reste pas moins désarmant de sincérité, dès qu’il est question de ses films. Il insiste sur la différence qu’il voit entre Pointilly et Flammes, deux films qui évoquent la relation père / fille : dans le second, la fille va au bout de son fantasme. À l’issue de la projection du soir, un spectateur presque indélicat lui demande : « Dans ces films, vous êtes le père ? »
Mardi 1er décembre, 15h : vie et mort des personnages, une table ronde avec les réalisateurs et réalisatrices présents au festival. Lundi 30 novembre :
Le Festival International du Film de Belfort célèbre le cinéma suisse avec la rétrospective “je me souviens du cinéma suisse”. Samedi 28 novembre, 18h : projection d'L'Escapade de Michel Soutter, premier coup de cœur de la rédaction... Anne : Viens… *
Quelques instants avant la projection d’L'Escapade, une intervention spontanée de Joëlle Van Effenterre, la monteuse du film. Pour l’anecdote, elle n’a jamais revu le film depuis qu’il a été monté. |
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